La valise et le carnet
Ahmed Bouazzi quitte le sud d'Alger, une région réputée pour son couscous et son sens de l'accueil. Il emporte une valise et un carnet de recettes griffonnées à la main. Il débarque dans une ville de chantiers navals, à mille lieues du soleil et des étals de là-bas. Dans sa cuisine de quartier, il refait les gestes appris chez lui : la semoule roulée entre les paumes, les épices dosées au feeling, le bouillon qu'on ne presse jamais.
« Les voisins frappaient à la porte avec leur assiette. Ce n'était pas un restaurant, c'était un pont entre deux pays. »